Retours

Le père et la mère attendent le retour de Gustav, leur fils disparu. Au bout de plusieurs mois sans nouvelles, Gustav ressurgit miraculeusement, et la vie reprend son cours normal. Mais au bout de quelque temps, Gustav disparait de nouveau...  Cette pièce est à la fois une comédie noire et un récit fantastique. Traversé par une intelligente touche d'humour absurde, l'univers créé plonge le spectateur au sein d'une inquiétante étrangeté qui bouleverse et émeut.


"Dans Retours, l’écriture de Brattberg relève de la répétition, tant au niveau de la narration, qu’au niveau de la langue elle-même ; la tension dramatique se déploie par le biais de cette expression verbale répétitive, simple, prosaïque, et d’une écriture du quotidien qui s’ouvre insidieusement sur des questionnements aux résonances intimes profondes.
Autour de la mort de l’enfant, elle vient interroger les fondements de l’amour fiial et ses limites, l’ambiguïté de la frontière entre désir de fusion et besoin de fuite, la nécessaire revendication de différence de l’adolescent et son besoin de repères voire de refuge… 

L’intrigue vient petit à petit nous déstabiliser de façon tout à fait inattendue par son évolution vers le fantastique."  Arlette Desmots

  « La névrose familiale est un thème central dans le théâtre et le cinéma nordiques, d’Ibsen et Strindberg à Jon Fosse, en passant par Ingmar Bergman. Mais ici, ce thème est traité sous forme de comédie noire, ce qui ne diminue en rien la violence des rapports entre les personnages et la cruauté générale du texte. Par ailleurs, Brattberg se livre à un travail formel très intéressant, puisque sa pièce adopte la structure musicale de la variation. Structure qui se double d’un mouvement d’entropie où l’accélération de l’action conduit à son extinction.»  -Terje Sinding


Texte: Fredrick Bratberg, publié chez l'Arche éditeur

Traduction: Terje Sinding

Mise en scène : Arlette Desmots

Interprération : Géry Clapier, Fabrice Clément, Majida Ghomari, et Agnès Trédé

Création musicale et sonore : Philippe Mion

Lumières : Tristan Ligen

production: Compagnie Ekphrasis

coproduction: antisthène


critique de Télérama, Joëlle Gayot

critique de Catherine Betsas


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